Pourquoi boire moins d’alcool, c’est mieux pour la planète
On parle souvent des effets de l’alcool sur la santé, l’humeur, le sommeil, la gueule de bois du dimanche…
Beaucoup moins de l’impact que chaque verre a sur la planète.
Oui, même ton petit verre “tranquille” a une empreinte carbone, car ce n’est pas juste boire, c’est aussi produire, transformer, emballer et transporter.
Et spoiler : l’impact environnemental de l’alcool est parfois bien plus lourd qu’on l’imagine.
Ton verre a une empreinte carbone (même s’il est joli)
L’alcool ne crache pas du CO₂ tout seul dans la nature.
Le vrai impact vient de tout ce qu’il faut pour le produire, l’emballer, le transporter et le vendre.
Entre l’agriculture, l’eau, l’énergie, les pesticides, la distillation, les bouteilles, les camions et les cargos… ton mojito a voyagé plus que toi en 2023.
À l’échelle mondiale, l’alcool représenterait environ 0,7 % des émissions de gaz à effet de serre.
Alors oui, tu vas nous dire que c’est pas grand-chose. Mais pour un produit qui sert surtout à rigoler un peu trop fort en soirée, c’est quand même beaucoup.
Le facteur invisible : l’eau (même si t’en bois pas assez en soirée)
Quand on parle d’impact écologique, on pense souvent à l’essence, aux avions ou à la fast fashion.
Mais les boissons alcoolisées sont aussi loin d’être clean côté environnement, car elles sont de grosses consommatrices d’eau.
Quelques chiffres qui calment :
- Un verre de vin peut nécessiter plus de 100 L d’eau
- Une bouteille de bière de 50 cl peut représenter plus de 140 L d’eau
- Certains spiritueux demandent 40 à 100 L d’eau pour produire 1 L d’alcool (parfois beaucoup plus !)
Donc oui, ton apéro a bu beaucoup plus d’eau que toi cette semaine !
Et avec les sécheresses qui s’intensifient, ce détail devient de moins en moins marrant.
Tous les alcools ne se valent pas côté impact
Sans faire un podium du “pire alcool écolo”, certains sont clairement plus lourds pour la planète.
Les alcools forts (vodka, whisky, rhum, gin) ont souvent une empreinte plus costaud à cause de :
- cultures intensives (cannes à sucre, céréales) qui demandent beaucoup d’eau, de surfaces agricoles et souvent des pesticides
- distillation très énergivore (chauffage prolongé des installations pour concentrer l’alcool)
- importations longues
- forte consommation d’eau à chaque étape, pas seulement pendant la culture
La bière et le vin ont aussi un impact, notamment via :
- l’irrigation des cultures (orge, houblon, vigne)
- l’usage des pesticides
- la transformation
- le packaging
Plus une boisson est forte, transformée et importée, plus son empreinte grimpe.
Tu réfléchiras à deux fois avant de “craquer”.
Et dans beaucoup de cas, il faut aussi ajouter l’impact du transport et de la fabrication de la bouteille.
Un gros scandale : la bouteille et le transport
Un détail auquel on ne pense jamais quand on commande un verre : d’où il vient et dans quoi il arrive.
Une bouteille en verre jetable peut émettre deux fois plus de CO₂ qu’une canette.
C’est à cause :
- de la fabrication du verre (pas toujours issu du recyclage)
- de son poids (transport plus polluant)
- de l’absence de réutilisation
Dans certains cas, l’emballage représente à lui seul 35 à 55 % de l’impact carbone total de la boisson.
Les options les plus cool pour la planète restent souvent :
- les bouteilles consignées
- les fûts réutilisables
- les boissons locales servies sur place
Une bière locale en pression dans un bar du coin peut être beaucoup plus écolo qu’une bouteille “premium” venue de loin.
Donc le style, c’est bien. Mais le bon sens, c’est encore mieux.
Petit réflexe utile : regarde s’il y a une mention du type consignée, réutilisable ou à retourner sur la bouteille. Quand c’est le cas, c’est souvent un bien meilleur choix pour la planète.
Et si le vrai hack, c’était juste… boire moins ?
Le move le plus simple c’est pas forcément de trouver la boisson parfaite ou devenir extrémiste.
C’est parfois juste de réduire un peu la fréquence et la quantité à laquelle tu t’enfiles les verres.
Réduire un peu, espacer les occasions, éviter les tournées automatiques, dire non à quelques verres “par réflexe”… tout ça, ça aide :
- moins de production
- moins de transport
- moins d’emballages
- moins d’énergie gaspillée pour des verres dont tu te souviendras même pas !
Chez dopa, l’idée n’est pas de te dire d’arrêter du jour au lendemain. Mais boire moins c’est déjà un choix fort, et ça compte.
Et les boissons sans alcool dans tout ça ?
Bonne nouvelle : certaines alternatives ont un impact environnemental plus léger !
Par exemple :
- Les bières sans alcool demandent souvent moins d’eau et d’énergie (fermentation plus courte ou limitée)
- Les mocktails simples, faits avec des ingrédients locaux, évitent les gros processus comme la distillation (et en plus c’est super bon !)
- Les boissons locales avec emballages réutilisables restent parmi les meilleurs choix
À l’inverse, une boisson sans alcool ultra transformée, importée de loin, dans une bouteille jetable… reste un choix bof-bof pour la planète.
En résumé : sans alcool + local + emballage propre = combo de champion.
Bonus discret : moins de gaspillage
Moins d’alcool, c’est souvent :
- moins de bouteilles achetées “au cas où”
- moins de fonds de verres abandonnés
- moins d’achats impulsifs en fin de soirée (le kebab où tu prends deux bouchées et que tu jettes après)
- moins de livraisons inutiles (Uber Eats oublié sur la table parce que t’as besoin de dormir ou vomir)
Et bien sûr… moins de déchets, moins de plastique, moins de logistique absurde.
Ton futur toi (et la planète) te diront merci.
Profiter, mais en version plus clean
Le but n’est pas de transformer l’apéro en sommet climatique, ni de faire la morale à qui que ce soit.
C’est juste de réaliser que boire moins peut être un choix stylé, malin et cohérent.
Pour toi. Pour ton énergie. Pour ton compte en banque. Et pour la planète.
Moins d’excès. Moins d’impact inutile. Plus de conscience, sans perdre le fun.
Et chez dopa, c’est exactement l’idée : continuer à sortir, trinquer, profiter… mais avec un peu plus de contrôle, de sens et de panache. ❤️
Par Zoe Duc


